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Témoignage de M. Denys Lapointe

Récit d’un battant
Témoignage de M. Denys Lapointe

Récit d’un battant Entrevue avec M. Denys LapointePermettez-moi de me présenter. Je m’appelle Denys Lapointe et je suis originaire de Charlevoix.
J’ai travaillé dès l’âge de 14 ans dans le domaine des médias et je me suis ensuite dirigé vers les communications publiques à l’université. Cela m’a permis d’obtenir un baccalauréat et d’entreprendre une maîtrise.

 

Ma situation : personne handicapée

À première vue, rien ne laisse croire que ce cheminement est différent de celui des autres. Pourtant, il l’est. En effet, je souffre d’une malformation congénitale qui m’a obligé à troquer les appareils et les béquilles pour le fauteuil roulant à l’âge de 12 ans. Pourtant, cela ne m’a pas empêché de mener une vie professionnelle, sociale et personnelle active.

Même si, comme la plupart des personnes handicapées, il m’arrive de connaître des périodes plus difficiles (étant donné, entres autres, des problèmes de santé), je trouve toujours l’énergie nécessaire pour continuer à aller de l’avant. En effet, il faut être un battant pour faire face à son handicap. Je ne crois pas que l’on puisse accepter cette situation, mais je crois sincèrement qu’il est possible d’adapter sa vie en conséquence.

« Il faut être un battant pour faire face à son handicap. Je ne crois pas que l’on puisse accepter cette situation, mais je crois sincèrement qu’il est possible d’adapter sa vie
en conséquence ».

Mon insertion professionnelle : la clé de mon succès

Une opportunité de joindre la fonction publique du Québec s’est présentée à moi par l’intermédiaire du Programme de développement à l’employabilité à l’intention des personnes handicapées (PDEIPH). C’est donc en juin 2006 que j’ai entrepris, pour une période d’un an, un mandat qui consistait à évaluer trois programmes d’aide financière. Puis, mon mandat s’est élargi et mes responsabilités se sont accrues. 

Je dois cette marque de confiance, dans un premier temps, à monsieur Normand Fauchon, anciennement chef de service du traitement des demandes, qui, à mi-mandat, me voyait déjà comme son adjoint, et dans un deuxième temps à monsieur Daniel Caron, alors directeur des services à la clientèle et de l’attribution. Ce dernier m’a confié de nombreuses tâches, ainsi que la fonction d’assurer l’intérim de la direction de l’équipe de vérification et de contrôle de l’aide et celle de représenter notre direction à différents comités. C’est à la suite de ces expériences de travail que j’ai obtenu mon premier contrat à titre d’occasionnel, puis mon statut d’employé permanent. Aujourd’hui, j’occupe le poste d’adjoint au Service du traitement des dossiers, au secteur de l’Aide financière aux études du ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport.

Mon environnement : une aide à la performance

Je ne crois pas aux demi-mesures. J’ai l’impression qu’il est encore plus important d’obtenir les résultats escomptés lorsque nous sommes des personnes handicapées, car nous sommes constamment sous la loupe. Bien involontairement, je me rends compte que je m’impose énormément de pression pour respecter les échéanciers, montrer mon côté créatif, apporter les améliorations nécessaires et atteindre les objectifs fixés. Que voulez-vous, c’est dans ma nature!

Le fait de n’avoir pas eu à me préoccuper de l’accessibilité des locaux a été un atout important qui a grandement facilité mon intégration. Cependant, aucune adaptation particulière n’a été nécessaire dans mon milieu de travail, si ce n’est l’installation d’une chaise de bureau mieux adaptée à mes besoins. Outre cela, l’édifice où je travaille possédait déjà toutes les installations requises.

« Le fait de n’avoir pas eu à me préoccuper de l’accessibilité des locaux a été un atout important qui a grandement facilité mon intégration ».

L’avenir : viser toujours plus haut

Malgré les nombreux changements, j’agis toujours à titre d’adjoint au Service du traitement des dossiers, au secteur de l’Aide financière aux études du ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport. Il s’agit d’un emploi de niveau professionnel. Sans savoir ce que l’avenir me réserve, je poursuis mon apprentissage, mais je ne vous cacherai pas que je vise éventuellement un poste de coordonnateur ou de gestionnaire. J’ai l’étoffe d’un leader. Quoi qu’il en soit, peu importe ce que me réserve l’avenir dans la fonction publique québécoise, je me ferai toujours un devoir d’être à l’écoute des citoyens du Québec dans le respect des lois et des règlements.

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