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Témoignage de Mme Jacqueline St-Pierre

Le travail de patrouilleuse
Témoignage de Mme Jacqueline St-Pierre

« Après 15 ans de service au ministère des Transports, je me sentais prête à relever de nouveaux défis, lance d’entrée de jeu Jacqueline St-Pierre, première femme au ministère des Transports à exercer le métier de patrouilleuse. Après un certain temps, j’ai eu le goût d’aller voir sur le terrain si ce type d’emploi me convenait. » La transition était loin d’être simple puisque, jusque-là, elle occupait le poste de magasinière, dont les tâches s’effectuent habituellement à l’intérieur. Mais Mme St-Pierre n’est pas du genre à avoir froid aux yeux. Maintenant en poste, elle ne regrette rien. Au volant de son camion, elle ne pourrait se sentir plus utile. C’est son bonheur.

Cette femme fort sympathique exerce sa profession dans la région des Laurentides-Lanaudière depuis son entrée au ministère en 1994. Elle connaissait donc déjà plusieurs de ses futurs « acolytes » avant même de plonger dans l’aventure de la patrouille routière, ce qui a facilité l’apprentissage de son nouveau métier. D’ailleurs, malgré une forte présence masculine dans ce domaine, elle n’a pas mis de temps à faire ses preuves : tous ses compagnons de travail l’ont appuyée dans sa démarche. Chaque jour, lorsqu’elle arrive au travail, Mme St-Pierre prend connaissance de ce qui s’est passé dans les dernières heures et discute avec son chef d’équipe afin de planifier ses déplacements sur le réseau routier de la région.

« J’ai la responsabilité de m’assurer que les routes sont propres et sécuritaires1 . Je dois également signaler toute anomalie observée sur l’ensemble des infrastructures, comme les affaissements de terrain, les glissières de sécurité endommagées par un accident ou les panneaux de signalisation à redresser. » Mme St-Pierre a donc la charge de répertorier les correctifs à apporter sur le réseau et de suggérer les travaux à exécuter. Mais c’est aussi elle qui prête assistance aux personnes en détresse lorsqu’une situation n’exige pas nécessairement la présence de services d’urgence.

Sa motivation

« Quand on est patrouilleuse, chaque jour est différent et apporte sa part de nouveauté. » C’est là une grande source de motivation pour celle qui sait habilement faire face aux imprévus sur la route au cours d’une même journée. D’ailleurs, cet aspect de gestion des imprévus est très important pour elle, puisqu’il lui permet de relever des défis qu’elle n’aurait pas rencontrés autrement, notamment et surtout, celui d’assurer la sécurité des usagers de la route. Ayant développé très tôt des habiletés manuelles, Mme St-Pierre a pu s’initier avec plus de facilité à ses nouvelles tâches. « On est constamment en déplacement, on marche aussi beaucoup et, en général, c’est un travail très physique. » Mais elle l’avoue, le fait d’être aussi active lui procure une énergie très positive.

Mme St-Pierre voit aussi dans son travail quantité d’autres avantages non négligeables, comme le plaisir de travailler au cœur de la nature laurentienne et de rencontrer les gens de sa région. « Dans certains secteurs, les gens ne s’expriment qu’en anglais, alors je peux pratiquer une deuxième langue par la force des choses, ce qui est un plus dans mon travail », confie-t-elle.

Son conseil

« Il faut se faire confiance et aller au bout de nos projets », lance Mme St-Pierre, quand on l’interroge sur ce qu’il faut pour être heureux, pour s’accomplir dans son travail. Et plus spécifiquement, à propos de son emploi de patrouilleuse, elle insiste sur la nécessité d’avoir de l’entregent : « Il ne faut pas avoir la langue dans sa poche! » Ce n’est pas parce que les patrouilleurs passent beaucoup de temps dans leur camion à arpenter les routes qu’ils n’ont pas à communiquer avec leurs collègues et leurs concitoyens, bien au contraire. Ils sont également en constante interaction avec leur chef d’équipe ou avec les autres ouvriers. « Ce n’est pas mauvais non plus de faire preuve d’initiative parce qu’on dispose de beaucoup de liberté d’action », relate celle qui ne manque justement pas une occasion de montrer l’étendue de ses compétences, surtout lorsqu’il s’agit de la sécurité des automobilistes et des usagers en général. Par exemple, si elle considère qu’une sortie d’autoroute devient trop glissante dans des conditions particulières, elle n’hésitera pas à transmettre une demande d’intervention immédiate à son supérieur.

Son parcours

« Au cours des 15 dernières années, j’ai été tour à tour agente de secrétariat, puis agente de bureau et enfin magasinière, toujours pour le compte du ministère des Transports, à Saint-Jérôme et à Lachute. » Ce n’est qu’en 2008, après avoir pris connaissance de l’annonce d’un poste de patrouilleur routier que Mme St-Pierre a sérieusement remis en question son statut au travail. Elle était prête pour cette aventure et, le 14 juillet de la même année, alors que les Français célébraient leur fête nationale, Mme St-Pierre, elle, fêtait le début d’une nouvelle vie…


1 Au ministère des Transports, Jacqueline St-Pierre fait partie du corps d'emploi « Patrouilleur ».