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La clé, c'est de s'adapter! Témoignage de M. Gilles Gauthier

M. Gilles GauthierOn reconnaît facilement Gilles Gauthier à son ton sympathique et à son sens de l’humour, disons-le, bien développé! Mais il se fait aussi remarquer par son efficacité à remplir les multiples mandats qui lui sont confiés, et ce, toujours avec la même ardeur. Il a également une histoire intéressante à raconter, qui peut en faire réfléchir plusieurs. Amélie Morin-Verville, conseillère en communication au ministère des Transports du Québec, nous en propose un aperçu afin que l'on puisse mieux le connaître en tant qu’individu et en apprendre davantage sur sa réalité quotidienne.

 

Il était une fois...

À l’âge de 10 ans, Gilles Gauthier, affecté par une myélite, subit une paralysie du bras droit et des deux jambes. Après un séjour de six mois à l’hôpital, où ce petit garçon surnommé « la belette » ne passe pas inaperçu en raison de son côté espiègle et rebelle, il fait de la réadaptation pendant quatre ans afin de récupérer le plus de mobilité possible. Gilles Gauthier insiste sur le fait qu’une réadaptation n’est pas seulement physique, mais aussi sociale. Heureusement, grâce à des amis fidèles et à un sens de l’humour marqué, il retrouve rapidement le goût de profiter de la vie.

Encore aujourd’hui, Gilles Gauthier vit très bien avec son handicap. « J’ai de la chance parce que je suis né avec un caractère qui m’a permis de toujours faire ce que je voulais dans la vie. » N’y a-t-il donc rien à son épreuve? Il semble que non, en grande partie grâce à sa détermination, mais aussi parce qu’il préfère se concentrer sur ce qu’il peut faire et ne pas s’attarder aux choses que son handicap pourrait l’empêcher d’accomplir.

Vers une carrière florissante

C’est dans cet état d’esprit, et après avoir bien profité de sa jeunesse, que Gilles Gauthier décide, à l’âge de 24 ans, de suivre une formation en administration, plus précisément en gestion du personnel. Il travaille ensuite à l’Office des personnes handicapées du Québec à Chicoutimi pendant 20 ans. À cette époque, il assistait les personnes handicapées dans leurs demandes et donnait de la formation à des organismes tels Emploi-Québec afin d’améliorer leurs relations avec les personnes handicapées.

Il est entré au ministère des Transports il y a six ans et, depuis, il ne cesse d’accumuler les mandats. Sa capacité innée à communiquer en fait une personne idéale pour assumer des fonctions liées à la mise à jour de l’information dans l’Inforoutière, l’analyse de demandes de transport hors normes, les demandes d’information, la formation des préposés à l’accueil et, depuis peu, la communication en tant que porte-parole. Faisant partie d’une petite équipe de quatre personnes, il a tout de suite apprécié l’entraide qui s’y manifeste et qui se traduit par une belle coopération à l’occasion de projets spéciaux.

« J’ai aussi adoré l’esprit de famille qui règne au Ministère, pas seulement dans mon équipe, mais dans tous les autres services. » 

Savoir s’adapter

Et pour les déplacements, vous vous questionnez peut-être? Il faut mentionner que Gilles Gauthier peut marcher. Le fauteuil roulant lui permet de se déplacer plus rapidement, mais cela ne l’empêche pas de se lever. Mis à part un écouteur pour le téléphone et une personne attitrée pour lui donner de l’assistance en cas d’incendie, il fonctionne avec l’équipement habituel mis à la disposition de tous les employés.

En fait, comme il le mentionne : « Quand on vit avec un handicap, on développe une très grande capacité d’adaptation. On réussit souvent à faire les mêmes choses que tout le monde, mais différemment. » Gilles Gauthier est donc très autonome et il entend le rester le plus longtemps possible. C’est pour cette raison que, peu après son arrivée au Ministère, il a fait parvenir un courriel à ses collègues pour leur expliquer que, malgré leur bonne volonté à vouloir l’aider dans tout ce qu’il faisait, ces gestes devenaient lourds pour lui. « Il faut savoir laisser les personnes handicapées se débrouiller et surtout ne pas les prendre en pitié. »

« Quand on vit avec un handicap, on développe une très grande capacité d’adaptation. On réussit souvent à faire les mêmes choses que tout le monde, mais différemment. »

En effet, selon lui, il faut dédramatiser la situation des personnes handicapées. « La seule chose dont elles n’ont pas besoin, c’est de la pitié. » Et il ne faut surtout pas être gêné! D’ailleurs, ce qui l’attriste le plus, c’est l’attitude des parents qui empêchent leurs enfants de lui poser des questions par peur de le blesser. « Les personnes handicapées que vous voyez dans la rue ou à l’épicerie, normalement, vivent bien avec leur handicap. Elles ne seront donc pas choquées par des questions issues de la curiosité des enfants. La connaissance, c’est la meilleure façon d’éliminer les stéréotypes », conclut-il avec sagesse.  

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