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Un budget responsable qui respecte nos engagements et qui prépare le Québec aux défis de demain

Québec, le jeudi 21 avril 2005 – « Les défis majeurs auxquels fait face le Québec sur le plan budgétaire nous obligent, plus que jamais, à gérer les finances publiques avec une rigueur exemplaire. Or, non seulement nous faut-il répondre aux priorités actuelles des Québécoises et des Québécois, mais il faut également nous assurer de ne pas compromettre notre capacité de faire face aux défis de demain. » Voilà l’un des messages lancés par la présidente du Conseil du trésor et ministre responsable de l’Administration gouvernementale, Mme Monique Jérôme-Forget, à l’occasion du dépôt du Budget de dépenses 2005-2006.

Respecter notre objectif de dépenses

Pour une deuxième année consécutive, l’objectif de dépenses du gouvernement est atteint. Ainsi, les dépenses de programmes pour 2004-2005 devraient s’établir à 46 742 millions de dollars, tel que prévu initialement. À ce chapitre, le Québec fait mieux que la plupart des provinces canadiennes.

Pour 2005-2006, le gouvernement maintient le contrôle des dépenses de programmes et poursuit le redressement des finances publiques entrepris à la suite du rapport Breton. La croissance des dépenses s’établit à 3,6 %, ce qui porte celles-ci à 48 407 millions de dollars. Ainsi, pour une troisième année consécutive, la croissance est nettement inférieure à celle de 4,8 % observée en moyenne entre 1997-1998 et 2002-2003.

Investir en priorité dans la santé et l’éducation

La priorité donnée au réinvestissement en santé et en éducation est maintenue en 2005-2006. Les budgets alloués à ces deux secteurs sont augmentés respectivement de 4,1 % (826 millions de dollars) et de 2,7 % (321 millions de dollars), soit un rehaussement qui permet de couvrir l’augmentation du coût des services dans ces secteurs. La croissance en santé et en éducation représente près de 70 % de la croissance totale des dépenses de programmes pour 2005-2006.

« Depuis avril 2003, notre gouvernement a investi près de 4 milliards de dollars de plus pour la santé et l’éducation. Ces sommes importantes montrent bien que nous respectons nos engagements à l’égard des priorités que nous ont indiquées les Québécoises et les Québécois », a affirmé la ministre.

Réinvestir dans les infrastructures publiques

Afin de mettre fin à la détérioration des infrastructures publiques de santé, de services sociaux et d’éducation, le gouvernement entend consacrer annuellement des montants représentant 2 % de la valeur de remplacement de ces infrastructures pour les maintenir en bon état, soit la norme généralement reconnue en Amérique du Nord. Cette nouvelle politique s’inscrit dans une vision à moyen et à long terme du maintien des actifs et nécessitera des déboursés additionnels de l’ordre de 1 milliard de dollars d’ici 2007-2008. De plus, d’importants nouveaux investissements sont prévus principalement en santé et en éducation afin de répondre aux besoins de la population.

Respecter notre objectif de réduction de la taille de l’État

Le niveau de l’effectif de la fonction publique, qui augmentait d’environ 2000 équivalents temps complet (ETC) annuellement depuis 1997-1998, a été réduit en 2004-2005. La cible de 926 ETC identifiée pour 2004-2005 est atteinte et même dépassée puisque la réduction totale de l’effectif s’élève à 1400 ETC. Pour 2005-2006, la cible de réduction est établie à 1109 ETC.

Se préparer à faire face aux défis de demain

« Notre gouvernement a compris que l’amélioration des services publics ne se limite pas à injecter de nouveaux fonds dans les différents secteurs. Voilà pourquoi nous avons mis en place une vaste opération de modernisation de l’État. Nous demeurons convaincus qu’il est possible de mieux utiliser les ressources disponibles dans le secteur public en vue d’améliorer la qualité et l’accessibilité des services à la population », a souligné la ministre.

« Les Québécois exigent, avec raison, que le gouvernement gère leur argent avec rigueur et discipline. Pour y parvenir, nous entendons revoir certaines des façons de faire actuelles. Nous ne souhaitons pas commettre les erreurs de nos prédécesseurs qui, pour atteindre leurs objectifs à court terme, ont hypothéqué grandement la santé de nos services publics. Il faut toujours penser à demain », a conclu la présidente du Conseil du trésor.

Les documents qui composent le Budget de dépenses 2005-2006 seront versés, à la suite de leur dépôt à l’Assemblée nationale, dans le site Internet du Secrétariat du Conseil du trésor, à la rubrique 

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